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Rio+20 : « L’économie verte est un nouveau colonialisme »

Le 17 août à 07:08

25 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Alors que l’idéologie du développement durable et de l’économie verte s’est imposée à nous grâce à un formidable bourrage de crâne, lors du sommet Rio+20, certains dirigeants sud-américains se sont clairement opposés à cette offensive impériale contre la souveraineté des peuples et le progrès scientifique.

Le jour de l’ouverture du sommet, la sous-secrétaire argentine à la Planification et aux Politiques environnementales Silvia Revora a déclaré que les politiques vertes de taxe carbone et autres promues par certains pays, essentiellement européens, visent à violer la souveraineté des pays du Sud et à entraver leur développement. « Nous disons ’non’ à l’imposition d’une économie verte et ’oui’ au développement souverain dans lequel nous exerçons le contrôle de nos ressources, sur la base de nos réalités. »

Le jour de la clôture du sommet, dans son discours aux 50 000 délégués, le Président bolivien Evo Morales a dénoncé l’économie verte comme étant un concept oligarchique et colonialiste, et a appelé les pays en développement à nationaliser leurs ressources naturelles :

Les services élémentaires ne peuvent jamais être privatisés. Ils relèvent de la responsabilité de l’Etat. L’ ’économie verte’ est un nouveau colonialisme dont le but est de soumettre les gouvernements et les nations anticapitalistes. Elle est conçue pour coloniser et privatiser la biodiversité afin de la mettre au service de quelques uns (…) L’environnementalisme est une stratégie impériale qui quantifie chaque rivière, chaque lac et chaque ressource naturelle afin de les convertir en argent (…) En mesurant en argent l’utilité de la nature, il colonise la nature. L’environnementalisme du capitalisme est du colonialisme prédateur (…) L’économie verte transforme toutes les ressources naturelles en bien privé au service de quelques uns.

Le Président équatorien Rafael Correa, tout comme le Premier ministre chinois Wen Jiabao, ont également contesté cette gouvernance mondiale en soulignant que l’idée d’un développement durable ne saurait en aucun cas limiter la croissance économique des nations. Chaque pays doit choisir son propre modèle de développement « selon sa situation intérieure ».

Évidemment, ce néo-colonialisme vert doit être rangé dans la même catégorie que les « guerres humanitaires » promues par Tony Blair et consorts à l’heure où le système bancaire anglo-européen est au bord du plongeon : pour sauver le système monétariste, il leur faut sacrifier les peuples et leurs constitutions.

Source : Solidarité et Progrès

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