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Robert Gates : la plus grande menace à la sécurité nationale des Etats-Unis se trouve à Washington !

Le 17 août à 09:08

Lundi 20 janvier 2014 - L’ancien secrétaire à la Défense américain Robert Gates effectue une tournée nationale pour promouvoir ses Mémoires (Duty : Memoirs of a Secretary of War). A chaque occasion, Gates critique vertement les politiques va-t-en-guerre irresponsables tant de George W. Bush que de Barack Obama, ainsi que l’attitude belliqueuse du Congrès américain.

Comme l’a souligné l’économiste américain Lyndon LaRouche, la véracité de ses propos devrait donner un peu de courage à ceux qui en ont besoin, par exemple au Sénat, pour entamer les procédures nécessaires pour la destitution d’Obama.

Les efforts de Gates pourraient bien se révéler un élément clé dans ce processus, surtout depuis que la population américaine a pris conscience du caractère maléfique de leur président, ainsi que de la nature frauduleuse de sa réforme sur la santé.

Dans un entretien sur Fox News mercredi 15 janvier, Gates a déclaré qu’il avait décidé de ne pas attendre la fin du mandat d’Obama pour écrire son livre, car « lorsque nous regardons la Syrie, l’Iran, la Chine, la Russie, j’ai travaillé avec huit présidents, et je pense avoir une perspective sur la manière de faire face à ces problèmes (...) Et parce que ces débats et questions sont toujours devant nous, je voulais mettre mes idées sur la table. » Il a expliqué qu’attendre 2017 pour publier son livre lui semble un exercice complètement futile.

Lorsqu’on lui a demandé si Obama et ses aides pouvaient changer leur manière de faire, Gates a répondu qu’il « aimerait voir moins de micro-gestion de la part de la Maison Blanche », avant d’ajouter que son message s’adressait également au Congrès, « concernant la manière dont son approche met en danger la sécurité nationale des Etats-Unis ».

« Et les gens me demandent : ’Quelle est la plus grande menace à la sécurité nationale des Etats-Unis ?’ Et je leur réponds : Elle est située dans les deux miles carrés englobant le Capitole et la Maison Blanche. »

Dans un autre entretien à la chaîne MSNBC, son hôte, Joe Scarborough avait expliqué que le livre de Gates lui semblait être à première vue un simple réquisitoire contre Obama, mais que cela n’est pas le cas. Lorsqu’il lui a demandé pourquoi il a écrit ce livre, Gates a répondu :

« Premièrement, il y a un tas de questions d’actualité qui sont soulevées dans le livre, tant à la fin que tout au long de ses pages, à savoir quand faut-il avoir recours à la force ? Quels sont les critères ? Quels sont vos objectifs ? Quelles sont les conséquences ? Quelles sont les suppositions ? Par exemple, tant en Irak qu’en Afghanistan, nous avons présumé que les deux guerres allaient être brèves – une hypothèse gravement dangereuse. Et ce que je désire souligner ici, c’est qu’une telle supposition est souvent faite lorsque vous lancez les forces militaires.

Ceci a son importance lorsque vous regardez la Syrie, lorsque vous regardez l’usage potentiel de la force contre l’Iran, si les négociations ne débouchent pas. Ceci faisait partie des considérations lorsque nous avons décidé d’intervenir en Libye. Donc, ce que j’ai essayé de faire est d’écrire un livre qui montre et humanise, en y incorporant la personnalité des protagonistes, comment les présidents luttent avec ces questions de guerre et de paix, la passion qui se présente devant eux. »

Gates a dit que ses premiers désaccords importants avec Obama ont été la manière de s’y prendre avec l’Égypte, et de savoir s’il fallait intervenir en Syrie. Concernant l’Afghanistan, il a dit qu’il pensait « que nos objectifs initiaux étaient des fantasmes, ils étaient tellement ambitieux ». Il a clairement expliqué qu’il faisait référence tant à Bush qu’à Obama.

Source : Solidarité & Progrès

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