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Sanctions contre la Russie : quittons l’OTAN ! Ne soyons pas les bonnes poires d’Obama !

Le 18 novembre à 08:11

Par Karel Vereycken, fondateur d’Agora Erasmus

Soucieux de favoriser la croissance et la paix dans l’après-guerre, la Belgique a été l’un des membres fondateurs aussi bien de la plupart des grandes institutions européennes que de l’Alliance atlantique.

Bien que certains se crèvent les yeux pour ne pas le voir, le fait est qu’aujourd’hui, les temps ont changé.

  1. Avec le marché unique (1986) suivi de la monnaie unique (1999), une oligarchie cherche à nous dépouiller de notre souveraineté économique et monétaire au profit d’une finance tellement folle qu’elle refuse de mesurer la menace des bulles spéculatives qu’elle a engendré et qui risquent aujourd’hui d’éclater.
  2. Alors que l’OTAN aurait dû être dissoute après la disparition du Pacte de Varsovie en 1991, Londres (La City) et Washington (Wall Street), sur la voie du déclin, l’ont transformé en arme de chantage contre les pays émergents et en particulier contre les pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

La Belgique est donc à la croisée des chemins :

  1. Sans rupture avec Londres et Washington, elle continuera à subir l’austérité mortifère et la décroissance économique que nous impose la finance folle. Cerise sur le gâteau, faute d’une vraie séparation bancaire à l’échelle européenne, les Belges risquent toujours de tout perdre lors des faillites bancaires qui s’annoncent.
  2. Sans rupture avec Londres et Washington, notre pays, comme on le constate avec la crise ukrainienne, est fatalement entraîné dans des conflits qui vont à l’encontre de nos intérêts vitaux. Alors que dans l’Acte fondateur du Conseil Otan-Russie de 1997 l’Otan s’engageait à ne pas stationner d’armes aux frontières de la Russie, le sommet de l’Otan prévu le 4 septembre à Wales prévoit de s’engager dans cette provocation.

Ainsi, le boomerang jeté par l’OTAN et l’UE revient, sous forme de sanctions russes, en pleine figure de l’économie belge. Aujourd’hui, ce sont nos producteurs de poires, pommes, légumes et viandes qui sont frappés (230 millions d’euros), mais demain, ce seront les 2400 entreprises belges qui travaillent avec la Russie. La Russie pourra renoncer à importer chaque année pour plus de 5,4 milliards d’euros de produits belges dont 30 % sont des produits agro-alimentaires, 32,1 % des produits chimiques, 15,5 % des machines-outil, 13,3 % du matériel de transport et 10 % des matières synthétiques. Le cluster pétrochimique du port d’Anvers dépend majoritairement de fournisseurs russes qui viennent d’ores et déjà de suspendre les investissements qu’ils envisageaient d’y effectuer.

Pour Agora Erasmus, il n’y a pas de temps à perdre. Rester dans l’OTAN, l’UE et l’euro devient aussi stupide que de s’accrocher au Titanic qui coule. S’en émanciper permettra à la Belgique de s’associer à la dynamique des BRICS. Orientés vers le futur, les membres des BRICS tirent leur croissance par des investissements à longue terme dans l’économie réelle (infrastructures, trains rapides, nucléaire du futur, recherche).

La Russie et la Chine, comme Kennedy dans les années 1960, relancent aussi leurs programmes d’exploration lunaire. De la Lune, ils comptent rapporter sur Terre l’Hélium 3, un combustible idéal pour la fusion thermonucléaire et, si l’on réussit à la mettre en œuvre, une source d’énergie quasiment inépuisable pour les générations à naître.

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