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Santé : budget hypertendu sur les maladies chroniques

Le 17 octobre à 02:10

par Agnès Farkas

13 juillet 2011 (Nouvelle Solidarité) — Tenez-vous le pour dit, désormais il vaudra mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade et surtout… atteint d’une maladie chronique. Car ces maladies chroniques qui ne représentent pas moins de 2/3 des dépenses de santé en France selon un rapport transmis aux administrateurs de l’assurance maladie (CNAM) plomberaient le budget de celle-ci et ne devraient plus remboursées par celle-ci dans un très, très proche avenir.

En effet, 42% des sujets âgés de 35 ans ou plus sont traités par au moins un médicament antihypertenseur et/ou du métabolisme (dyslipidémie, diabète), et 39% sont traités par au moins un médicament pour d’autres maladies (maladies cardio-vasculaires, cancer, schizophrénie…). Pris en charge à 100% par la Sécurité sociale, ces patients représentent les deux tiers des dépenses de santé remboursées ; soit neuf millions de personnes, au total un assuré du régime général sur six.

Les patients en affection de longue durée (ALD) constituent 15,5 % de la population du régime général. On passerait à 17 % en 2014, affirment Les Echos. Le diabète vient de prendre la première place des affections, avec 1,9 million de malades (+ 6,5 %) et un coût estimé à environ 10 milliards d’euros, passant devant les cancers (+ 3,7 %).

Une seule obsession « réduire les déficits »

La maîtrise des ALD deviendrait donc essentielle pour « équilibrer » les comptes de la Sécurité sociale, mais si aucune solution n’a encore été trouvée, par contre « Un décret paru dimanche ferme l’accès au régime des ALD au titre de l’hypertension [uniquement pour les nouveaux malades], mais l’économie sera modeste [20 millions]. Quant à l’idée de ne plus rembourser tous les soins à 100 %, évoquée en 2008, elle a été enterrée », précise le quotidien économique.

Ainsi, il faut à tous prix concurrentiels trouver d’autres « gisements d’efficience » que les ALD pour réduire les déficits chroniques de l’Assurance maladie. Aussi plusieurs secteurs sont déjà visés en vue du budget 2012 :

  • Les médicaments prescrits à l’hôpital, surtout les nouvelles molécules jugées « trop onéreuses » ;
  • Les soins hospitaliers, Le rapport dénonce « une absence de cohérence dans les tarifs et remboursements aux assurés » ;
  • Certains actes cliniques dont le coût est plus élevé que dans le public. C’est le cas pour les endoprothèses vasculaires - 80.000 séjours pas an -, certains pontages aortocoronariens, la chirurgie de l’obésité, etc. ;
  • De plus, l’assurance-maladie critique « une grande hétérogénéité des durées moyennes d’arrêt de travail pour des situations identiques ». Si les durées étaient mieux « harmonisées », dit le rapport, l’économie atteindrait 125 millions.

Rien sur le détournement des économies des états vers les mains avides des rapaces de la spéculation. Rien sur la situation dramatique d’une population qui s’appauvrie et se prive de plus en plus de soins, faute de moyens pécuniaires. Face aux exigences d’une nouvelle gouvernance financière qui s’impose au sein de l’Etat, l’esprit est à la collaboration avec l’inadmissible et l’on en vient à soigner le cancer spéculatif et à priver le malade.

Un seul remède est possible contre cette épidémie, une séparation rapide entre l’agent virale que sont les banques financières et leurs hôtes, les banques de dépôt. Administrons donc immédiatement à celles-ci un Glass-Steagall !

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