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Sarkozy refuse publiquement la séparation des banques

Le 13 décembre à 00:12

1 novembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Parfaitement aligné sur les positions monétaristes des « visiteurs du soir » de l’Elysée (Michel Pébereau de PNB-Paribas et consorts.), Nicolas Sarkozy, interrogé lors de son message aux Français le jeudi 27 octobre, a clairement répondu qu’il s’oppose à tout retour aux critères Glass-Steagall séparant les banques d’affaires des banques de dépôts.

Ainsi, le capitaine du bateau France, Sarkozy, rejoint tous ceux qui sombreront avec le Titanic au lieu de nous aider à monter dans les canots de sauvetage. En s’accrochant à un système monétariste qui coule, il nous annonce également, sans s’en rendre compte, la fin de son propre règne.

En tout cas, tout observateur honnête est obligé de constater que Sarkozy, dans cet entretien, s’est senti obligé à répondre à la question fondamentale que Jacques Cheminade a décidé, longtemps avant les autres, de placer au centre de la campagne présidentielle.

Extrait (à partir à la minute 23 :15) :

 « La France face à la crise »,
Entretien avec Nicolas Sarkozy au lendemain du sommet de Bruxelles (Jeudi 27 octobre)

Jean-Pierre Pernaut (TF1) : Est-ce que vous envisagez qu’un jour l’Etat rentre dans le capital des banques pour pouvoir mieux les contrôler, soit de se lancer dans une réforme plus large en séparant, ce que demandent certains, les banques d’affaires des banques de dépôts ?

Nicolas Sarkozy : Franchement, la dernière fois qu’on a nationalisé les banques françaises ça s’est traduit par une catastrophe. C’est M. Mitterrand qui l’a fait en 1981, ce fut une catastrophe. J’ajoute, M. Pernaut, que…

Yves Calvi (RTL)
 : On peut avoir des nationalisations partielles momentanées, M. le Président.

Nicolas Sarkozy
 : Oui, alors là vous avez comme ça tous les inconvénients et aucun avantage. C’est-à-dire que vous faites rentrer l’Etat dans le capital de la banque et si la banque est mal gérée, comme c’est une nationalisation partielle, c’est vous qui prenez la totalité des dettes. J’ai déjà bien assez à faire avec la dette de la France, sans à avoir à récupérer la dette des banques ! Et donc dans un système d’économie de marché équilibré les banques se gèrent avec les capitaux privés et le gouverneur de la Banque de France et le gouvernement veillent à ce que les choses fonctionnent bien.

Alors il y a un vieux débat sur le fait de savoir est-ce qu’il faut séparer les banques de dépôts et les banques d’affaires. J’ai toujours été sceptique dans cette affaire. Parce que qu’est-ce que ça consiste à faire ? La banque de dépôt, c’est celle qui reçoit des petits clients, des petits dépôts. Et avec ceux-là, ils prêtent.
Et on la séparerait de la banque d’affaires, qui prend des grands risques ? Ce qui fait qu’on aurait des banques avec 100% de risques, et des banques avec 0% de risques. Je ne suis pas sûr que cela soit le meilleur modèle…

Yves Calvi : Cela aurait l’avantage de rassurer les petits déposants, c’est-à-dire la majorité de ceux qui nous regardent ce soir.

Nicolas Sarkozy : Non, aujourd’hui je dis aux épargnants et aux déposants français : vous pouvez avoir confiance en la solidité de nos banques.

La vidéo complète sur le site de l’Elysée.

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