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Scission des banques : la Banque nationale de Belgique doit revoir sa copie !

Le 13 décembre à 00:12

Par Guillaume Dubost, président d’Agora Erasmus

12 juillet 2012 - Lors de sa formation en janvier 2012, le gouvernement belge a demandé à la Banque nationale de Belgique (BNB) d’analyser l’opportunité et la faisabilité d’établir en Belgique « une distinction entre banques commerciales et banques d’investissement ». Il s’agissait, devant l’ampleur de la crise, de proposer des réformes qui permettent de mettre les dépôts, l’épargne et le crédit aux ménages et aux entreprises, à l’abri des activités casinos de la finance folle. Le débat international sur ces sujets est intense, les enjeux sont importants et donc les recommandations que la BNB fera au gouvernement belge sont attendues avec intérêt, et pas seulement dans le Royaume.

Le rapport intérimaire qui est maintenant disponible, intitulé Réformes bancaires structurelles en Belgique, est soumis aux commentaires et aux remarques des différentes parties intéressées. Puisque les citoyens belges en font partie, nous nous étonnons fortement que la séparation stricte et effective des banques de dépôt des banques d’affaires, telle que le président américain Franklin Roosevelt l’avait imposée en 1933 avec le Glass-Steagall Act, et en grande partie reprise en Belgique en 1934, se retrouve quasiment évacuée de l’étude. Par contre celle-ci comprend de nombreuses pages d’analyses sur la simple séparation des activités au sein d’une même entité juridique proposée par la commission Vickers au Royaume-Uni, ainsi que sur la règle Volcker promue aux États-Unis par les banques de Wall-Street et dont l’efficacité est peu probante.

Or les scandales à répétition de la « baleine de la City » chez JP Morgan, de l’affaire Kerviel à la Société Générale, de la manipulation du LIBOR ou les soupçons de blanchiment d’argent de la drogue par HSBC, montrent clairement que l’on ne peut pas faire appel à l’honnêteté des banquiers pour s’autoréguler. C’est le constat fait par une partie des élites britanniques, qui s’exprimant depuis quinze jours dans le Financial Times et ailleurs, et qui après avoir promu les recettes de Vickers et Volcker, les rejettent maintenant et en appellent à l’adoption pure et simple d’un nouveau Glass-Steagall. C’est exactement ce que réclament depuis plusieurs années Lyndon LaRouche aux États-Unis, Jacques Cheminade en France et Agora Erasmus en Belgique. Soulignons également que de l’autre côté de l’Atlantique, le soutien grandit pour la proposition de loi H.R. 1489 déposée par Marcy Kaptur pour rétablir cette séparation, cosignée actuellement par 70 autres députés.

Ainsi, même si ce n’est pas à nous de douter de la bonne foi de la BNB, il est urgent, vu l’offre présentée au Royaume Uni, qu’elle revoie sa copie et saisisse cette occasion historique pour préconiser les réformes nécessaires pour sauver le système bancaire belge et mondial.

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