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UE, Etats-Unis : la zone transatlantique broie l’avenir de sa jeunesse

Le 12 décembre à 20:12

Lundi 6 mai 2013 - Comme nous le rapportions le 30 avril dernier, l’expert du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies Cephas Lumina a conclu, à l’issue d’une tournée d’inspection de quatre jours en Grèce, que la politique d’austérité de l’Union européenne constitue bel et bien une atteinte aux droits de l’homme.

Mais que dire du vol de l’avenir des jeunes, alors que le taux de chômage atteint près de 60% d’entre eux au sein de la zone euro ? Que cela détruit le potentiel futur de l’économie productive, accroît le nombre de suicides, la toxicomanie et l’activité criminelle, et crée des conditions idéales pour le recrutement au terrorrisme. Sans parler d’un pessimisme culturel généralisé pouvant conduire au fascisme ou autres formes de totalitarisme.

La situation en Europe

En Grèce et en Espagne, deux des principaux pays victimes des politiques imposées par l’infâme Troïka (Banque Centrale Européenne, Commission Européenne et Fonds Monétaire International), le chômage des jeunes (entre 16 et 24 ans) dépasse les 50%.

Entre 2008 et 2012, celui-ci a plus que doublé à Chypre, au Portugal, en Irlande, en Italie, en Grèce et en Espagne. Par exemple, sur la période 2008-2012, il est passé en Grèce de 22,1% à 55,3%, et de 24,6% à 53,2% en Espagne (pour atteindre les 57% au premier trimestre de 2013). En Irlande, il s’est accru de 13.3% à 30,4% sur la même période.

Cette période correspond à celle où la troïka a imposé sa solution à l’effondrement financier de 2008 : renflouements hyperinflationnistes pour les banques et austérité brutale pour les populations. Les cartes ci-jointes, comparant le chômage des jeunes européens en 2008 et en 2012, illustrent de manière frappante la situation.

En 2008, six pays européens « seulement » avaient un taux de chômage supérieur à 20% chez les jeunes : l’Espagne, la Grèce, la Croatie, l’Italie, le Portugal et la Suède. Fin 2012, ce nombre avait triplé, atteignant 19 pays, dont quatre avec un taux situé entre 30 et 40% (Portugal, Italie, Slovaquie, Irlande) et trois franchissant la barre des 40% (Grèce, Espagne, Croatie).

Une dépression sur les deux rivages de l’Atlantique

Mais les États-Unis de Barack Obama ne sont pas en reste. Le chômage réel [1] chez les jeunes a grimpé de 50%, passant de 23,8% en 2008 à 34,6% au premier trimestre de 2013.

En 2008, il n’y avait que trois états où le chômage chez les jeunes dépassait les 30% : le Michigan (34%), le Rhode Island (31%), et la Californie (30%). Mais dès le premier trimestre de 2013, le désespoir s’étendait à 60% des états : 30 états, auxquels s’ajoute le District de Columbia, ont des taux de chômage réels chez les jeunes supérieurs à 30% et 5 autres dépassent les 40% (Nevada 42,6%, Illinois 41,7%, Mississippi 41,2%, Californie 41,2%, et Caroline du Nord 40,4%).

N’est-il pas plus que temps de s’inspirer de la politique de Franklin D. Roosevelt, la seule qui a permis d’abattre le fascisme et d’ouvrir les portes de l’avenir aux jeunes générations ?

Vite, un nouveau Glass-Steagall, et un nouveau New Deal financé par le crédit productif !

[1] Le chômage réel a été calculé en prenant le chômage officiel, auquel ont été ajoutés les gens forcés de travailler à temps partiel et ceux qui, découragés, ont abandonné le marché du travail.

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