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Ukraine : Obama décrète l’« urgence nationale » et mérite la destitution

Le 21 août à 12:08

Samedi 8 mars 2014 - En signant le 6 mars un décret présidentiel déclarant l’« état d’urgence nationale » par rapport à la situation ukrainienne, Barack Obama se place dans une situation où il se rend immédiatement passible de destitution. C’est ce qu’a déclaré Lyndon LaRouche hier, après avoir pris connaissance de la publication de ce décret.

Obama y affirme qu’il estime que :

« Les actions et politiques de certaines personnes — y compris des personnes qui ont exercées des fonctions gouvernementales dans la région du Crimée sans l’autorisation du gouvernement ukrainien [c’est-à-dire le gouvernement illégitime de Kiev] — qui sapent les processus démocratiques et les institutions de l’Ukraine, menacent la paix, la stabilité, sa souveraineté et son intégrité territoriale et contribuent à la distribution inappropriée des ses avoirs, constituent une menace exceptionnelle et hors norme à la sécurité nationale et à la politique étrangère des États-Unis, et avec ce décret je déclare un état d’urgence nationale pour faire face à cette menace... »

Cette escalade des tensions avec la Russie rapproche les Etats-Unis d’un affrontement avec la puissance nucléaire russe, sans parler du fait qu’elle légitimise le gouvernement ukrainien actuel, qui n’est pas issue des urnes mais d’un coup d’Etat, a souligné LaRouche.

L’unique raison pour laquelle Obama est encore au pouvoir est le manque de courage des membres du Congrès. Ceux-ci pourraient et devraient, en toute légitimité, le destituer pour violation répétée de la Constitution. Ces députés sont-ils plus effrayés par Obama et par Wall Street que par la perspective d’une guerre nucléaire ? a demandé LaRouche.

La procédure de « National Emergency » qui a servi de base au décret présidentiel d’Obama est une loi datant de 1976 : le National Emergencies Act. Elle encadre les pouvoirs spéciaux et extraordinaires que peut s’arroger le président des États-Unis face à un péril national, notamment en les limitant dans le temps, comme une période d’un an renouvelable, par exemple. Le péril en question peut être une guerre, une menace terroriste, une catastrophe naturelle, une crise économique, etc. Depuis sa mise en place en 1976, la procédure a été déclenchée une cinquantaine de fois : la plupart du temps pour prendre des sanctions commerciales (Iran, Libye, Cuba, etc.), mais aussi pour la guerre contre le terrorisme, comme le décret de Georges W. Bush du 14 septembre 2001, qui a été renouvelé 14 fois (il est encore en vigueur aujourd’hui).

Cette procédure d’urgence nationale permet au président de prendre certaines mesures sans approbation du Congrès. Dans le cas du décret présidentiel du 6 mars, Barack Obama considère que toute atteinte à la souveraineté et l’intégrité de l’Ukraine (reconnaissant du même coup la légitimité du nouveau gouvernement), « constitue une menace inhabituelle et hors norme pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis ».

Obama a invoqué ensuite le International Emergency Economic Powers Act et le Immigration and Nationality Act of 1952 qui lui permettent, sous l’autorité du National Emergencies Act, de décréter des sanctions commerciales ou financières et des restrictions de visa contre les entités ou personnes jugées responsables de la menace déclarée.

Cette procédure n’est pas inhabituelle et elle reste encadrée, mais elle ouvre la voie à bien d’autres périls dans la situation délicate actuelle. Alors qu’Obama cherche à satisfaire son appétit de pouvoir, il y a de fortes chances, étant donné sa personnalité fortement narcissique, que les pouvoirs supplémentaires dont il jouit le conduisent à des dérapages pouvant nous rapprocher d’un conflit thermonucléaire avec la Russie.

Ainsi, plus vite Obama sera destitué, plus vite le danger de guerre sera écarté.


- Le communiqué du LarouchePAC

- Le texte du décret (en anglais)

Source : Solidarité & progrès

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