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Un mot résonne en écho sur les deux rives de l’Atlantique : « Impeachment »

Le 18 octobre à 13:10

Lundi 23 juin 2014 - Dans une entrevue avec l’agence de presse russe Ria Novosti, l’ancien député américain Paul Findley, l’un des auteurs de la Résolution sur les pouvoirs de guerre votée par le Congrès en 1973 (War Powers Act), déclare que Barack Obama commettrait un acte passible de destitution (impeachment) s’il décidait de faire usage de la force en Irak sans avoir obtenu l’autorisation préalable du Congrès. C’est ce que rapporte la Voix de la Russie, après avoir rappelé que le Président se trouve confronté au même dilemme qu’aux jours précédant l’attaque qu’il souhaitait lancer sur la Syrie, au cours de l’été 2013.

Le terme « impeachment » résonne en écho des deux côtés de l’Atlantique, puisqu’un député anglais, George Galloway, a annoncé le 17 juin avoir initié une procédure pour l’impeachment de l’ex-premier ministre britannique Tony Blair, pour avoir trompé la Chambre en vue d’obtenir son autorisation pour l’invasion de l’Irak en mars 2003.

L’action de Galloway faisait suite à l’article publié la veille par le journaliste du Daily Mirror Simon Heffer, où il argumentait de manière soignée pour que le Parlement anglais enclenche la procédure d’impeachment à l’encontre de Blair.

Contrairement à la signification qu’il prend aux Etats-Unis, l’impeachment au Royaume-Uni ne vise pas à destituer un dirigeant en cours de mandat, mais à juger un responsable, en général politique mais pas nécessairement, pour des crimes dommageables à l’intérêt public, même s’il n’exerce plus la fonction dans laquelle il a commis le crime présumé. Cette procédure, utilisée pour la dernière fois en 1806, est initiée par la Chambre des communes et donne à la Chambre des Lords le pouvoir de juger la personne incriminée. La condamnation, pouvant impliquer une peine d’emprisonnement, se fait à la simple majorité.

Rappelons que Blair avait blâmé la Chambre des communes la semaine dernière pour la montée en puissance des forces djihadistes en Irak, en raison de son vote historique du 30 août 2013 contre une participation britannique à une attaque militaire en Syrie.

La confusion entre l’intérêt des peuple anglais et américain d’une part, et celui de l’Empire anglo-américain d’autre part, arriverait-elle à sa fin ?

Source : Solidarité & Progrès

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