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Les cadavres, il faut les enterrer ! Le CETA, c’est pareil !

Le 7 décembre à 14:12

Déclaration d’Agora Erasmus

Bruxelles, le 24 octobre 2016 — Bien que le gouvernement belge ait très officiellement fait savoir aujourd’hui qu’il ne pouvait pas ratifier dans le temps le traité de libre échange envisagé entre l’UE et le Canada, le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement — CETA) et que le Parlement Wallon ait fait savoir qu’il estime avoir besoin de deux mois pour sereinement finaliser un texte ayant une valeur juridique réelle, le président de l’UE Donald Tusk n’a toujours pas abandonné l’idée de célébrer en grande pompe ce jeudi à Bruxelles la ratification de l’accord !

Comble du mépris du peuple et de l’avis de leurs élus, pour la Commission européenne, qui a négocié pendant de nombreuses années dans le plus grand secret, il est impossible d’accepter un échec, car cela pourrait enterrer les négociations avec les États-Unis pour un autre traité de libre échange, le TTIP/TAFTA.

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Ainsi, dès que l’expression du débat démocratique des citoyens et des élus politiques s’oppose à ses ambitions néolibérales, l’UE use de tous les moyens pour écraser cette résistance : pressions, ultimatums, chantages, moqueries, etc. …

Rappelons-nous comment la Grèce a dû se soumettre en 2015 à l’austérité après avoir massivement voté contre, comment le rejet néerlandais de l’accord de libre-échange avec l’Ukraine ou le vote pour le Brexit ont été méprisés par les européistes.

La Wallonie ne fait pas un caprice

La position défendue par le Ministre-Président Paul Magnette, soutenue par une large part des populations européennes, a été nourrie pendant un an par de nombreux travaux parlementaires, d’échanges avec des représentants de la société civile et des experts variés. Pendant tout ce temps, des demandes de garanties et des propositions d’amendements ont été adressées à la Commission européenne, mais c’est seulement depuis un mois, et au compte goutte, que les réponses arrivent.

De plus, Paul Magnette n’a jamais fermé la porte aux négociations, même après que la représentante canadienne, Chrystia Freeland, a annoncé en larmes la fin des discussions. Il demande juste le temps nécessaire pour obtenir des garanties suffisantes aux inquiétudes exprimées par le parlement et le gouvernement wallon : la protection de l’agriculture, des normes environnementales, des services publics, du droit du travail et surtout la création de cours d’arbitrages réellement indépendantes des sociétés multinationales qui ne cherchent qu’à utiliser le libre échange pour imposer leur course folle au profit. Remercions Paul Magnette, ainsi que l’ancien Premier ministre Elio di Rupo, car ils ont eu l’audace d’exiger qu’on enlève l’arsenic du gâteau toxique qu’on veut faire avaler aux pays européens.

Mobilisons-nous !

Au royaume européen des nains politiques, Paul Magnette, qui « naïvement » croit qu’il a le droit de défendre son peuple, apparaît comme un géant. Cependant, il n’a pas besoin de notre admiration impuissante mais de notre action pour emporter le combat. Et pour qu’il ne finisse pas comme Tsipras, broyé par les menaces et les trahisons, mobilisons-nous pour que d’autres responsables politiques se retirent au plus vite de ce traité malfaisant !

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