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Syrie : Arrêter la machine infernale de la guerre

Le 21 août à 12:08

Communiqué d’Agora Erasmus

PDF - 111.1 ko

Bruxelles, le 28 août 2013 — Nous voici au bord d’une nouvelle guerre, qui peut non seulement embraser toute l’Asie du Sud-Ouest mais conduire à une confrontation thermonucléaire dans le monde. « Une décision sur une éventuelle action militaire sera prise dans les prochains jours », a menacé François Hollande devant les ambassadeurs de France, ce mardi 27 août, ajoutant que « le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse ». Un conseil de défense se tiendra ce mercredi où les différentes options seront étudiées, et François Hollande, après avoir fait une nouvelle fois part de sa solidarité à Barack Obama, annonce déjà qu’il renforcera son soutien militaire à la rébellion syrienne.

Quand on veut tuer son chien...

Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. Jamais ce dicton n’aura été aussi vrai. En effet, dès le 21 août, date où l’arme chimique aurait été utilisée dans l’Est de Damas, les autorités françaises et britanniques, assistées par les principaux médias de la zone transatlantique, ont lancé la charge contre le régime de Bachar al-Assad, l’accusant d’utilisation massive de cette arme contre la rébellion.

Peu importe si une équipe d’enquêteurs de l’ONU vient d’arriver en Syrie pour enquêter. Bachar al-Assad est sans doute sans scrupules, mais serait-il assez stupide pour lancer de telles attaques au moment même où cette équipe est arrivée ? Peu importe ce que cette équipe pourrait trouver, puisqu’un communiqué de la Maison Blanche daté du 25 août déclare déjà, répété partout à l’unisson par les gouvernements de la zone transatlantique, que l’accord de la Syrie pour laisser les inspecteurs faire leur travail venait « trop tard pour être crédible ».

La folie des attaques « ciblées »

En France, Laurent Fabius feint de croire que l’on pourrait se limiter à une attaque ponctuelle. Dès le 22 août, il appelait à une « réaction de force », sans déploiement de troupes au sol, et si les options « de force » actuellement à l’étude, n’ont pas encore été dévoilées, le consensus semble s’orienter vers des frappes ciblées à l’aide de missiles de croisière tirés depuis la Méditerranée. Les Etats-Unis ont déjà déployé un quatrième navire de guerre dans cette région, équipé de ces missiles de croisière.

En réalité, c’est une machine infernale qui se déclencherait ainsi. Car nous nous trouvons ici devant le type d’enchaînements qui ont conduit à la Première Guerre mondiale : le Hezbollah et l’Iran ne capituleront jamais car ils savent qu’après la Syrie c’est eux qui seront les cibles de la machine de destruction anglo-américaine et française ; la Russie et la Chine, qui ont vu la destruction de l’Irak puis de la Libye par l’Occident et ses alliés régionaux, le Qatar et l’Arabie saoudite, savent que si elles cèdent au chantage occidental, c’est elles qui se retrouveront dans la ligne de mire de ces forces supplétives d’une oligarchie financière destructrice.

Un plan de paix par le développement économique mutuel

Agora Erasmus appelle toutes les voix de la raison, politiques mais aussi militaires, qui conçoivent bien les conséquences d’une opération aérienne, à se lever publiquement contre cette fuite en avant. Il n’est de solution que politique et diplomatique, impliquant toutes les parties concernées.

Qu’est-ce qui pousse l’oligarchie à la guerre ? La menace de perdre pied en Asie du Sud-Ouest, avec une situation en Syrie qui tourne en faveur du régime et une Egypte qui échappe au camp anglo-américain. Au delà, il y a la crise financière qui menace de se muer en krach généralisé, plongeant toute la zone transatlantique dans le marasme. C’est dans ce contexte que l’Empire britannique, qui domine les gouvernements anglais et américain, entend montrer sa puissance à l’encontre de tout point de résistance. C’est ce qu’ont bien compris la Russie et la Chine, et à quoi elles ne peuvent pas se soumettre.

Nous sommes donc au bord de l’abîme, mais nous pouvons encore nous ressaisir.

Agora Erasmus se bat depuis des années contre ce scénario de choc des civilisations et pour une paix par le développement mutuel. A l’instar d’Eisenhower qui lança le programme « Atomes pour la paix » dans cette région, et de notre ami, l’homme politique et économiste américain Lyndon LaRouche, qui lança dès les années 1970 le plan Oasis, battons-nous pour résoudre le problème existentiel pour cette région, qui est celui de l’accès à l’eau. Dans le cadre d’un dialogue des civilisations et des cultures y respectant toutes les minorités.

Rejoignez Agora Erasmus dans ce combat fondamental, qui dépasse de loin le cas de la Syrie. Nous nous battons pour couper les banques en deux et reprendre à la finance le contrôle de l’émission monétaire, car c’est la seule politique qui puisse mettre définitivement hors d’état de nuire la City de Londres, Wall Street et leurs collaborateurs. La solution est de mettre hors d’état de nuire ceux qui sont à l’origine de cette poussée vers la guerre, non d’y participer sans en mesurer les conséquences !

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