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Notre programme

Notre alternative :

Glass-Steagall et Nouveau Bretton Woods

 

Le krach financier et monétaire mondial est désormais un fait avéré. Tout le système économique de ces trente dernières années se trouve implacablement remis en cause. Cependant, la classe politique belge, en se focalisant exclusivement sur des « réformes » institutionnelles, persiste à nier cette réalité.

Bien que la Belgique souffre encore de son statut de « pays neutre » ainsi que du poids des grandes institutions internationales installées sur son territoire (Parlement européen, Commission européenne, Conseil de l’Europe, OTAN, lobbyistes, etc.), elle a su assez souvent jouer un rôle d’intermédiaire positif dans la résolution de grands conflits mondiaux.

C’est dans cette perspective qu’Agora Erasmus se bat pour que la Belgique défende chez elle et au niveau international trois objectifs constituant un tout :

1) Sauver l’économie réelle, c’est-à-dire l’éducation nationale, la santé publique, la recherche & développement, l’épargne populaire, les infrastructures et les biens de production et de consommation, de l’effondrement de la bulle financière ;

2) Mettre un terme à la loi de la jungle, c’est-à-dire à la loi du plus fort, prévalant sur les marchés internationaux, en rétablissant des lois, des règles et une reprise du contrôle par les États responsables de l’émission de monnaie et de crédit.

Cela veut dire un retour immédiat aux principes de la loi Glass-Steagall imposés par le Président Franklin Roosevelt en 1933, séparant les banques de dépôt normales des banques d’affaires spéculatives. Cette décision politique implique la mise en faillite ordonnée de tout le système bancaire international et l’effacement pur et simple de plusieurs millions de milliards d’euros de dettes spéculatives.

Cependant, en imposant cette scission bancaire, les Etats, au nom d’un lendemain meilleur pour la société, sauveront les avoirs des citoyens et des entreprises, mais laisseront les banques assumer pleinement leurs pertes spéculatives. Au niveau international, c’est d’un Nouveau Bretton Woods dont on a besoin, non pas fondé sur une nouvelle devise chimérique, mais sur des parités stables entre monnaies et sur une politique économique qui lui donne substance.

3) Réorienter l’argent, c’est-à-dire des crédits à long terme et à faibles taux d’intérêt émis par les États sous forme de crédit productif public, vers l’économie réelle, en favorisant à l’échelle du monde une stratégie de grands travaux Est-Ouest et Nord-Sud (NAWAPA, tunnel sous le détroit de Béring, Mission habité vers Mars, revitaliser le lac Tchad, etc.), à entreprendre pour le bénéfice mutuel de tous les pays suivant une démarche comparable à celle du plan Marshall, mais devant le dépasser de plusieurs ordres de grandeur.

Ces trois objectifs ne peuvent être atteints dans le cadre de la zone euro (BCE, FESF, etc.) ou celui des institutions monétaires et financières internationales existantes (FMI, Banque mondiale, etc.).

La BCE et le FMI sont devenus les agents d’un ordre supranational qui livre, au nom d’une idéologie prétendument libérale, l’économie au pillage d’une oligarchie privée. Plans « d’aide » pour payer la dette aux banques, privatisation, flexibilité, ajustements structurels, réduction des dépenses publiques sont les mots de passe de ce système, que l’on ne peut faire servir le contraire de ce pour quoi il fonctionne aujourd’hui.

Avec l’euro à l’agonie, en Europe, le retour inévitable à des monnaies nationales ne doit en aucun cas signifier le retour au national-monétarisme et aux dévaluations compétitives, mais le début d’un effort concerté entre Etats-nations souverains en vue de refonder des institutions financières directement conformes aux trois critères interdépendants que nous avons établis plus haut et consacrant la rupture avec un système existant qui a fait faillite au vu et au su de tous.

Le but de ce « nouvel ordre économique mondial plus juste » est de faire prévaloir l’économie réelle, qui repose sur l’accroissement du pouvoir transformateur des hommes par tête, par Km² et par ménage, sur une économie financière ou monétaire que d’autres s’efforcent, comme le régime hitlérien à son époque, de rafistoler à tout prix, y compris par le fascisme, la dépopulation et la guerre.

A l’opposé, le « profit » réel d’une économie physique se mesure dans l’accroissement de sa capacité à faire vivre plus d’hommes dans de meilleures conditions sociales sur un territoire donné, capacité dépendant de l’introduction de technologies nouvelles, y compris l’énergie nucléaire, pour le bien commun, qui accroissent le pouvoir transformateur de tous sans léser personne.

Ce profit réel s’oppose ainsi au profit réalisé sur un marché, obtenu en achetant bon marché un travail ou une marchandise pour les revendre plus cher aux dépens du plus grand nombre.

Notre nouveau Glass-Steagall et notre Nouveau Bretton Woods, au contraire, visent à retrouver le socle, le fondement de toute économie : un système où les pouvoirs créateurs de l’homme ne soient pas écrasés par les spéculateurs ou mis en tutelle par les bureaucrates, mais systématiquement encouragés.

Le choix n’est désormais qu’entre le chaos actuel, un sauve-qui-peut avec ou sans l’euro, la BCE et le FMI, et le rétablissement d’une culture de la découverte animant l’économie, une économie organisée pour que le crédit et la monnaie alimentent prioritairement cette culture.

Face à ce choix, il n’y a pas de troisième voie et parler d’autre chose revient à se disputer la chaise longue la moins inconfortable sur le pont du Titanic.